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Médicaments et addiction

Les drogues ne sont pas toujours là où on le pense. On entend par « médicament », au sens de la présente loi: « toute substance ou composition présentée comme possèdent des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales. Toute substance ou composition pouvant être administrée à l’Homme ou à l’animal en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions organiques chez l’Homme ou l’animal est également considérée comme médicament »Loi n°17-04 portant sur le code du médicament et de la pharmacie. Plus simplement, il s’agit d’une substance bien identifiée pour prévenir ou guérir une maladie.

Mais … il se peut que, des fois, l’un des effets indésirables de tel ou tel médicament ou famille de médicaments puisse entrainer une dépendance. Ou même l’utilisation de certains principes actifs peut être détournée à des fins récréatives.

La dépendance médicamenteuse, ou toxicomanie médicamenteuse, s’agit de la difficulté pour une personne de baisser ou d’arrêter la prise d’un médicament ou bien de prendre une dose plus forte que celle prescrite afin d’obtenir l’effet souhaité. Néanmoins, dans certains cas, l’apport bénéfique du médicament peut être jugé plus important que son effet addictogène (mais nécessite un suivi médical important).

Cette toxicomanie médicamenteuse, concerne le plus souvent les psychotropes (neuroleptiques, anxiolitiques, antidépresseurs, etc…) ou d’autres médicaments « détournés » (codéine, oxycodone, hydrocodone, tramadole, etc…), où l’abus entraine une dépendance plus ou moins forte.

Cette addiction a plusieurs aspects, il y a la toxicomanie médicamenteuse des toxicomane (toxicomanie de trafic comme pour les médicaments codéines détournés), la toxicomanie médicamenteuse méconnue (détournement d’une prescription médicale) et la toxicomanie médicamenteuse avérée (tous types de médicaments associé à un comportement de type addiction). Où l’usage diffère en fonction des cas, l’usage simple (« tester par curiosité »), l’usage nocif ou abusif (consommation répétée avec dommages physiques, psychoaffectifs ou sociaux pour le sujet ou son environnement) et l’usage  de dépendance (incapacité de ne pas consommer, sous peine d’une souffrance, « le manque »).

Mais dans certains cas, les médicaments, des fois, prescrits sont méconnus par le patient. Car dans la vision qu’on a à propos du médicament est que ce n’est pas une drogue. De ce fait, le patient plonge tête baissé sans pour autant se poser des questions. Et se rend compte après la cure qu’il a un syndrome de manque donc il en continu d’en prendre pour soulager ou pour combler ce manque. Et de fil en aiguille, son cas s’aggrave, les prises augmentent, les doses aussi… la descente au enfer commence…

Pour pallier à cela, le médecin traitant, les pharmaciens ainsi que tous les professionnels de santé éduquent la population sur le sujet. En les mettant en garde contre le revers de la médaille. Car qui lit entièrement la notice ? –« si le médecin le prescrit c’est que ça doit être bon pour moi ! ». Une très bonne partie de la population tombe dans ce type d’addiction malgré eux. Et que c’est en partie cette raison, que la toxicomanie médicamenteuse représente un problème de santé public. Erreur de parcours, hypersensibilité au principe actif du médicament ou apprécier les effets du médicament… D’où la nécessité d’éduquer la population aux médicaments et de suivre scrupuleusement le patient afin d’éviter tout désagréments (comme une overdose de médicament).

Rien n’est entièrement tout blanc ou tout noir, donc à nous de faire la part des choses.

 

+ Références et sitographie : 

 

 

 

Rédacteur en chef : karim Chami ( pharmacie UM6ss , rédacteur en chef en français )

 

Saad Chraibi

Saad Chraibi

Psychomotricité UM6SS
Rédacteur en français

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